Merci à tous de votre présence suivie sur mediatrib.com. De mois en mois, vous avez été de plus en plus nombreux, c’est étourdissant parfois. D’un pur plaisir, bloguer est devenu un véritable besoin, une drogue dont il est difficile de se départir. Dans mon cas, comme toute intoxication, ça devient dangereux. Salut !
Je viens de terminer ce roman de Frédéric Beigbeder. L’auteur français est encore une fois étonnant de réalisme et, tout en restant dans la fiction, il se permet une analyse politique et sociale très intéressante.
La France et la Russie sont liées parce que ce sont deux économies étatistes qui font semblant d’être libres. Des entrepreneurs fortement dépendants des commandes de l’État possèdent les principaux médias, c’est la coutume dans nos contrées. En France, le constructeur Martin Bouygues possède la première chaîne de télévision, le marchand de missiles Arnaud Lagardère possède le plus grand groupe de presse européen, le fabricant de Rafale Serge Dassault s’est payé le Figaro. En Russie, Gazprom a racheté le quotidien les Izvestia, le tabloïd Komsomolskaïa Pravda, la radio Echo de Moscou et la chaîne NTV.
Au fait avez-vous vu 99 francs au cinéma ? Un film renversant à voir à tous prix.
Finalement, le célèbre thème de la soirée du hockey quittera bel et bien de réseau public. Le réseau CBC n’est pas parvenu à négocier à la baisse les droits de diffusion du morceau de Dolores Claman.
L’offre du groupe privé CTV, qui détient TSN et RDS, a semble-t-il été plus intéressante puisque c’est à lui que revient les droits du seul air qui rassemble les Canadiens d’un océan à l’autre. Les francophones du Québec pourront à nouveau battre la mesure dès la prochaine saison.
On ne peut que se réjouir de ce retour dans les foyers francophones. Cependant, que le réseau public se départissent ainsi de la seule institution qui soudait réellement les trois peuples fondateurs du pays c’est plutôt décevant.
Mes caisses de Lego ont occupé une grande place dans mon enfance, comme dans celle de beaucoup d’enfants de ma génération et de plusieurs autres j’imagine. Ces petits cubes et personnages habitent très intelligemment les photos de Balakov qui les utilise pour faire des reconstitutions de photographies célèbres comme celle-ci de Charles Ebbets.
L’affaire Bernier a vite fait d’éloigner les foules journalistiques des résultats des travaux de la Commission Bouchard-Taylor. Pourtant, il y avait là bien du matériel intéressant à analyser au-delà des entrevues platoniques avec les commissaires.
Mais bon, c’est bien plus facile d’être à la remorque des politiciens toujours à l’affût d’un scandale facile pour faire oublier les questions de fond.
13 rapports complémentaires à consulter
Derrière le rapport des commissaires, il y en a treize autres plus courts commandés à des experts dans différents domaines. L’un d’eux a particulièrement retenu mon attention, son titre : “Les médias écrits et les accomodements raisonnables. L’invention d’un débat.”
Je vous invite à consulter ce rapport d’un peu plus de 200 pages si vous avez un moment, mais en voici un extrait pertinent :
” La logique de recherche de profits les a conduit à distordre la réalité et à amplifier le nombre d’« affaires », les scoops, les litiges, les conflits et les histoires spectaculaires pour agmenter leur auditoire. Certains médias ont joué le rôle du «pompier incendiaire », tel que l’entend Bourdieu (1996), excitant les passions populaires en pointant du doigt les fautifs ou les déviants (Windisch), ceux qui semblent mettre en cause l’ordre, la sécurité, l’identité, pour ensuite « dénonç[er] à grands cris et en condamn[er] sentencieusement l’intervention raciste de celui qu’ils ont contribué à faire » (Bourdieu, 1996 : 75) (le cas symptomatique du code de vie d’Hérouxville). Le tout pour répondre à l’exigence de contenu divertissant, choquant ou émouvant doté d’un grand potentiel de rentabilité.
L’instrumentalisation des représentations symboliques dans une perspective commerciale constitue du reste l’un des principaux facteurs de la reproduction des préjugés et de l’ouverture d’un espace d’expression aux discours xénophobes ou racistes. La concurrence économique a donc primé sur le souci de l’éthique et du maintien de la cohésion sociale au Québec.”
Les frères Rémillard ne feront pas ce qu’ils veulent de leur nouveau joujou. En écho aux protestations populaires et politiques, le CRTC a levé le drapeau rouge devant le projet de Remstar de supprimer les salles de nouvelles. Pour obtenir une nouvelle licence de sept ans, TQS devra continuer de diffuser de l’information locale et régionale.
Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu le Conseil aussi ferme. Il faut dire que face aux idées farfelues de Remstar aucune autre attitude n’aurait été acceptable.
2h de commentaires vides au quotidien
Difficile de réagir autrement en effet à l’égard des explications pour le moins évasives des deux frères. Difficile aussi de ne pas être perplexe devant l’idée d’une émission de commentaires basée essentiellement sur des vidéos glanées sur internet et des messages de télespectateurs. Pour nous faire oublier les 230 journalistes mis sur la paille, les deux frangins nous proposent en gros une quotidienne de remplissage digne d’une radio communautaire mal organisée. Pathétique.
Prochain rendez-vous le 11 juin alors que Remstar devra présenter un plan B.
Celui qui a inspiré bien des photographes de mode pendant une grande partie du XXe siècle s’est éteint aujourd’hui à 71 ans.
À consulter pour les amoureux de photos : YvesSaintLaurent, Naissance d’une légende Photographies de Pierre Bourat aux éditions de La Martinière. Autre rendez-vous : Yves Saint Laurent au Musée des beaux-arts de Montréal au pavillon Michal et Renata Hornstein, jusqu’au 28 septembre.
Alors que la zone video de Cyberpresse est digne d’une mauvaise télé communautaire, celle du Toronto Star est un petit bijoux. La section photos est également très intéressante. Des heures et des heures de plaisir à découvrir.